Chroniques calixiennes

Parmis les disparus...

Après une formation poussée de plusieurs semaines, des interrogatoires et de tests interminables, les jeunes acolytes finirent par être relâchés dans Sybellus en attendant leur première mission.

Leur vie s’organisa donc autour de leur nouvel appartement de fonction placé dans le quartier de l’Administratum (en fait, le premier de toute leur vie). Ce repos inopiné est sûrement ce qu’ils ont connu de mieux depuis plusieurs mois, voir depuis plusieurs années. Mais cette vie n’est pas la leur. L’ennui fit vite son apparition et l’attente devint interminable.

Au bout de plusieurs semaines, l’Inquisition finit par trouver une mission d’évaluation adéquate. Les acolytes furent donc convoqués dans le quartier de l’Administratum, et plus précisément dans le Templum Mori, la maison des morts où les seigneurs Prefecta Mortem tiennent leur cour et où les déchus et disparus de la grande cité sont identifiés et recensés.

Là, ils rencontrèrent leur évaluateur, un medicae-interrogateur dénommé Sand. Celui-ci leur expliqua la situation et le détail de leur mission, et leur remis le matériel qui leur avait été préparé.

En résumé, un homme de 23 ans, hab-ouvrier, travailleur non-qualifié certifié, anciennement sous contrat servile avec Tantalus (adresse enregistrée: chambre 6/23 tour-hab 717#) du nom de Saul Arbest a été retrouvé mort il y a trois jours dans le Transpole en provenance de la division Corscala, zone sud ruche Sibellus.

L’examen préliminaire fait sur place conclut à une overdose. Mais l’autopsie pratiquée par les légistes biologis a cependant révélé certaines anomalies nécessitant l’intervention de l’Inquisition. En effet, la cause de la mort était en réalité due à un rejet des tissues des implants synthétique greffé. L’organe implanté a détruit son système nerveux central en tentant de vaincre son système de défense immunitaire. A quoi sert exactement cet organe. La est la question. Mais à l’avis de Sand, cela ne tient qu’à un mot: “contrôle”. Et qui dit contrôle, dit “Hérésie”. Après analyse, cet organe de couleur blanche semble être un parasite d’ordre xenos.

D’autres greffes et des actes de chirurgie plus communs ont été pratiqués de main de maître. Un poumon remplacé par une cavité dissimulée, probablement pour l’utiliser comme mule. Un nerf optique a également été sectionné, et la peau de son estomac retirée. Son système est aussi saturé d’agents chimiques, de caillots et de pan-immune.

Même si l’acte chirurgicale est l’œuvre d’un expert, Sand doute que toutes les précautions aient été suffisante pour que cela fut sans douleur. En référence aux dommages infligés à ses cordes vocales, le malheureux dû hurler aussi longtemps qu’il en fut capable.

L’homme n’avait pas de casier judiciaire. Il est à priori devenu invalide il y a soixante jours et porté disparu il y a trente jours par sa sœur, une certaine Lili Arbest, résidant dans la même tour-hab.

Les acolytes doivent donc déterminé ce qu’il lui est arrivé, qui en est l’auteur, comment il a pu faire ces atrocités et surtout pourquoi. Le tout sous couverture et avec la plus grande discrétion. Ce n’est pas une mission officielle et aucun autre service n’est au courant. En gros, les acolytes devront agir sous le couvert de leur couverture et devront s’en tenir uniquement à elle. Le tout en moins d’une semaine.

Ils sont aussi chargés de trouver et de ramener d’autres échantillons concernant ce petit parasite blanc qui a à priori provoqué la mort de l’ouvrier. Sand leur fournit d’ailleurs une petite trousse du parfait petit biologiste de terrain.

Ils seront donc directement évalués sur les résultats de leur mission et la réussite ce celle-ci leur guarantira leur nouveau statut (la réussite de leur précédente mission n’étant malheureusement pas pris en compte en raison de son caractère non officielle).

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Johankov

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