Chroniques calixiennes

Welcome to your Adventure Log!
A blog for your campaign

Every campaign gets an Adventure Log, a blog for your adventures!

While the wiki is great for organizing your campaign world, it’s not the best way to chronicle your adventures. For that purpose, you need a blog!

The Adventure Log will allow you to chronologically order the happenings of your campaign. It serves as the record of what has passed. After each gaming session, come to the Adventure Log and write up what happened. In time, it will grow into a great story!

Best of all, each Adventure Log post is also a wiki page! You can link back and forth with your wiki, characters, and so forth as you wish.

One final tip: Before you jump in and try to write up the entire history for your campaign, take a deep breath. Rather than spending days writing and getting exhausted, I would suggest writing a quick “Story So Far” with only a summary. Then, get back to gaming! Grow your Adventure Log over time, rather than all at once.

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L'arrivée

D’après le ton de leur maître, il semblait clair qu’ils n’étaient pas les candidats idéals pour cette mission. Pour tout dire, il paraissait hésitant tandis qu’il les mettait au fait de la situation sur Sepheris Secundus: un soulèvement récent avait nécessité l’emploi de la force.

Pour cette raison, un détachement de la Garde Impériale s’était posé au milieu de la rébellion et avait réduit les foules au silence. Une fois que le plus gros des combats fût achevé, les gardes devaient sécuriser la zone, ce qui impliquait une exploration des mines de Gorgonid, là où les combats avaient été les plus intenses. Les rapports ultérieurs étaient assez vagues, puisqu’un certain nombre d’escouades n’étaient pas ressorties des galeries, mais il suffisait de mentionner que leur commissaire avait fait sceller les mines et mettre le coin en quarantaine.

En des circonstances ordinaires, l’Inquisition aurait géré cette affaire à la vitesse où elle l’entend, mais les dégâts portés à l’économie de ce monde et par extension à celle de tout le secteur pourraient s’avérer sévères si le problème n’était pas réglé dans les meilleurs délais.

C’est pourquoi ils décidèrent tout de même de les envoyés. Cela fut un peu déstabilisant, puisqu’ils n’étaient encore que des nouvelles recrues, destinées à recevoir un entraînement sur Scintilla, mais ils étaient aussi les acolytes les plus proches, et il n’était pas trop difficile de détourner leur vaisseau vers ce monde rude et gelé.

Ayant débarqué de la navette, les jeunes recrues la regardèrent être à nouveau portée par ses turbines vers le croiseur qui flottait en orbite de ce monde déprimant. Tandis qu’elle rétrécissait et disparaissait, ils observaient les environs.

Tout autour d’eux s’étendait un campement de la Garde Impériale, habité par des dizaines d’hommes et de femmes aux visages âpres, certains meurtris et couverts de bandages, et portant tous les uniformes gris du 97e bataillon. Pour l’essentiel, le camp était une mer de tentes, dressées parmi les cratères fumants, les bouches d’aération crachant dans l’air des nuages d’un gaz violet et odorant, et les débris des combats récents. Un marcheur patrouillait le périmètre de sa démarche grinçante, son pilote parvenant à manœuvrer habilement au milieu des décombres de vieux bâtiments, des carcasses de véhicules civils, et des corps restés à l’air libre.

Au centre du camp se trouvait un bloc d’habitation couleur rouille, portant à l’extérieur le symbole de l’aigle impérial. Au-delà s’étendait une chaîne de montagnes basses couvertes de glace et tout un paysage d’installations industrielles. Les flammes jaillissant des cheminées, les containers de stockage, les grandes cuves bouillonnantes d’où s’échappaient des vapeurs toxiques, tout se combinait pour donner à ces structures l’allure d’un immense
insecte de métal juché sur les sommets du relief.

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Dans le noir...

Après une brève enquête sur les événements qui ont secoué les mines de Gorgonid, les jeunes acolytes finirent par comprendre la rébellion récemment écrasée fut organisée par un culte local se faisant appelé La Fraternité de la Malice. Et à priori, ce culte réveilla où attira des créatures mutantes ou démoniaques dans le fin fond des mines, sûrement dans le vain espoir de détruire les biens et ressources du Dieu-Empereur.

C’est le commissaire Nihilius du 97ème Bataillon de la garde impériale de Scintilla qui trouva des restes d’un ouvrage impie qui fut sûrement la source de l’audace écervelée de mineurs de Gorgonid et qui lui permit de mieux appréhender les dangers auquel lui et son détachement allaient être confrontés.

Ses unités n’eurent aucun mal à réduire la révolte au silence et même les quelques poches de résistants qui s’étaient vainement réfugiés dans les plus bas niveaux des mines ne représentaient guère un problème. Mais lorsque que ses unités arrivèrent à l’entrée de la zone appelé Les Eboulis, elles rencontrèrent violemment le véritable mal qui dormaient là et qui étaient l’instigateur de tout ce bordel.

Ses unités furent massacrées et les rares survivant n’eurent leur vie sauve que grâce à la rapidité d’esprit et de décision du commissaire.

Celui-ci fit bloquer la porte le temps qu’il puisse contacter l’Inquisition pour qu’il puisse recevoir les renforts adéquats.

Fort de ces informations, les acolytes s’engagèrent dans les mines en direction de la zone dites des Eboulis.

Leur dernier regard se portèrent vers le commissaire qui les regardait avec le regard d’un homme voyant partir de jeunes bleus vers une mort certaine.

Après une descente interminable au travers des différents niveaux inférieurs des mines de Gorgonid, heureusement aidés par une carte très précise des lieux préalablement fournie par l’intendant du commissaire, les acolytes traversèrent plusieurs zones qui furent le témoin des combats violents qui eurent lieu dans ces lieux, divers obstacles naturels, et finirent enfin par arriver à l’entrée des Eboulis, là où les combats furent les plus violents et les plus sanglants.

La porte devant eux, rouillée et crasseuse, est estampillée d’un pochoir du chiffre XII, mais couverte de graffitis rouge proclamant la zone des Eboulis. La roche s’est d’ailleurs véritablement éboulée tout autour de cette porte, et par les creux de la paroi dégouline une matière visqueuse et grise qui s’accumule au pied des murs…

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Les Eboulis...

Les acolytes entrèrent enfin dans la zone connu sous le nom des Eboulis. L’horreur y fut malheureusement à son comble. Les scènes de carnage mirent les nerfs et l’âme des jeunes acolytes à rude épreuve. Mais contre toute attente, ils surent se préserver et nettoyer la zone de ses mutants et du mal corrupteur et palpitant qui y dormait.

Manquant de peu de finir carbonisé par l’explosion de cuves de prométhéum suintant, les jeunes recrues blessées et durement éprouvées décidèrent d’avancer contre toute sagesse pour détruire le mal qui était à l’origine de toute ces horreurs corruptrice.

Ce mal avait pris la forme d’un cristal palpitant d’une lueur fuchsia tel le cœur d’un démon du warp. Celui-ci était encastré dans un mur au fond d’un tunnel. Il avait dû être mis à jour par hasard, par un coup de pioche de trop ou par un quelconque éboulis de la roche qui était ici plus fragile.

Quoiqu’il en soit, cette chose tenta de corrompre l’âme des jeunes serviteurs de l’Empereur. Mais l’Empereur lui-même devait les accompagner ce jour là et, par son bras vengeur et purificateur, ils renvoyèrent dans le warp ce cœur palpitant et son gardien démoniaque qui s’en était extirpé pour le protéger.

Fourbu, blessé mais l’âme encore pure et forte de la présence de notre Dieu-Empereur, les jeunes acolytes remontèrent à la surface, certes à la surprise de tous, mais avec le respect et la crainte dû aux agents de l’Inquisition.

Un exploit qui jouera sûrement en leur faveur dans leur avenir au sein de la Sainte Inquisition, et dans les plans de leur Maître Inquisiteur.

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Parmis les disparus...

Après une formation poussée de plusieurs semaines, des interrogatoires et de tests interminables, les jeunes acolytes finirent par être relâchés dans Sybellus en attendant leur première mission.

Leur vie s’organisa donc autour de leur nouvel appartement de fonction placé dans le quartier de l’Administratum (en fait, le premier de toute leur vie). Ce repos inopiné est sûrement ce qu’ils ont connu de mieux depuis plusieurs mois, voir depuis plusieurs années. Mais cette vie n’est pas la leur. L’ennui fit vite son apparition et l’attente devint interminable.

Au bout de plusieurs semaines, l’Inquisition finit par trouver une mission d’évaluation adéquate. Les acolytes furent donc convoqués dans le quartier de l’Administratum, et plus précisément dans le Templum Mori, la maison des morts où les seigneurs Prefecta Mortem tiennent leur cour et où les déchus et disparus de la grande cité sont identifiés et recensés.

Là, ils rencontrèrent leur évaluateur, un medicae-interrogateur dénommé Sand. Celui-ci leur expliqua la situation et le détail de leur mission, et leur remis le matériel qui leur avait été préparé.

En résumé, un homme de 23 ans, hab-ouvrier, travailleur non-qualifié certifié, anciennement sous contrat servile avec Tantalus (adresse enregistrée: chambre 6/23 tour-hab 717#) du nom de Saul Arbest a été retrouvé mort il y a trois jours dans le Transpole en provenance de la division Corscala, zone sud ruche Sibellus.

L’examen préliminaire fait sur place conclut à une overdose. Mais l’autopsie pratiquée par les légistes biologis a cependant révélé certaines anomalies nécessitant l’intervention de l’Inquisition. En effet, la cause de la mort était en réalité due à un rejet des tissues des implants synthétique greffé. L’organe implanté a détruit son système nerveux central en tentant de vaincre son système de défense immunitaire. A quoi sert exactement cet organe. La est la question. Mais à l’avis de Sand, cela ne tient qu’à un mot: “contrôle”. Et qui dit contrôle, dit “Hérésie”. Après analyse, cet organe de couleur blanche semble être un parasite d’ordre xenos.

D’autres greffes et des actes de chirurgie plus communs ont été pratiqués de main de maître. Un poumon remplacé par une cavité dissimulée, probablement pour l’utiliser comme mule. Un nerf optique a également été sectionné, et la peau de son estomac retirée. Son système est aussi saturé d’agents chimiques, de caillots et de pan-immune.

Même si l’acte chirurgicale est l’œuvre d’un expert, Sand doute que toutes les précautions aient été suffisante pour que cela fut sans douleur. En référence aux dommages infligés à ses cordes vocales, le malheureux dû hurler aussi longtemps qu’il en fut capable.

L’homme n’avait pas de casier judiciaire. Il est à priori devenu invalide il y a soixante jours et porté disparu il y a trente jours par sa sœur, une certaine Lili Arbest, résidant dans la même tour-hab.

Les acolytes doivent donc déterminé ce qu’il lui est arrivé, qui en est l’auteur, comment il a pu faire ces atrocités et surtout pourquoi. Le tout sous couverture et avec la plus grande discrétion. Ce n’est pas une mission officielle et aucun autre service n’est au courant. En gros, les acolytes devront agir sous le couvert de leur couverture et devront s’en tenir uniquement à elle. Le tout en moins d’une semaine.

Ils sont aussi chargés de trouver et de ramener d’autres échantillons concernant ce petit parasite blanc qui a à priori provoqué la mort de l’ouvrier. Sand leur fournit d’ailleurs une petite trousse du parfait petit biologiste de terrain.

Ils seront donc directement évalués sur les résultats de leur mission et la réussite ce celle-ci leur guarantira leur nouveau statut (la réussite de leur précédente mission n’étant malheureusement pas pris en compte en raison de son caractère non officielle).

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La cité du crépuscule...

Les acolytes se dirigèrent alors vers la division Coscarla pour enquêter sur le défunt et rassembler autant d’indices que possible.

Se faisant, ils découvrirent un lieu de la cité se désagrégeant lentement. Coscarla ressemble à une ville abandonnée, enterrée, drapée dans les ténèbres sous un ciel de plomb. C’est un lieu froid et vide, où toutes les habitations et tours-hab sont noircies par le feu, ou regardent silencieusement au travers de leurs centaines de fenêtres brisées, tandis que d’anciennes arches et colonnes de granite noir se fondent dans l’obscurité.

La centrale fournissant l’énergie est faible et l’éclairage le long de la voie publique clignote et produit une lumière pâle et crépusculaire. Des détritus et débris encombrent les allées latérales dans lesquelles les formes indistinctes de rebuts (ou pire) se dissimulent. La ligne d’horizon près de la partie sud du district est traversée par les lignes du transpole, le massif réseau de transport de Sibellus, qui laisse parfois échapper des sons cliquetants et des arcs électriques. Loin au-dessus, dans le ciel ombrageux, la « respiration » bruyante du système de recyclage de l’air de la ruche se mue en un distant bruit de tonnerre, son action provoquant des rafales glaciales au niveau du sol. Et même le rideau de pluie sale est trop bref pour balayer la saleté des rues.

Des gens vivent à Coscarla, des milliers même, mais ils sont tellement absorbés par les vastes ténèbres qui les entourent, qu’ils semblent y disparaître. Ils n’errent pas dans les rues, se rendant d’un point à un autre d’un pas rapide, la tête baissée et dissimulée par leur col relevé. Ils sont débraillés, usés et ont l’apparence d’hommes et de femmes terrifiés mais néanmoins résolus à supporter de leur mieux cette existence misérable.

Lorsque le cycle nocturne pointe, tout le district prend un aspect cauchemardesque alors que le réseau d’éclairage public faiblit. La lumière baisse brusquement et les habitants se hâtent de s’abriter derrière leurs portes verrouillées à double tour. Alors que les ténèbres deviennent presque totales, les tours-hab se dressent telles des pierres tombales cyclopéennes dans un immense cimetière. Les rares sources de lumière proviennent de mousses luminescentes poussant dans les fissures des immeubles en lithobéton et irradiant une étrange et faible lueur. Les rares sources de lumière plus importantes proviennent de bâtiments comme celui de l’Union des ouvriers et du terminus du transpole, véritables îlots de clarté dans une mer abyssale.

Les acolytes furent frappés par ce lieu de désolation. Eux qui étaient habitués jusqu’à maintenant à des quartiers mieux lotis. Mais ils se remirent vite et se dirigèrent vers l’hôtel de Coscarla afin d’y prendre une chambre et de déposer quelques affaires. Malgré ce lieu laissé à l’abandon, leur couverture leur assurait une certaine discrétion et donc tranquillité. Du moins, tant qu’ils ne se faisaient pas remarquer.

Arrivé à l’hôtel, ils déchantèrent vite. La propreté du lieu rappelle celui des champs de bataille. Et son propriétaire, celui d’un asile de fou. Mais la nécessité de laisser leurs affaires quelque part et d’avoir un lieu possible où se retrancher était plus important que les considération d’hygiène de privilégier comme eux. Il prirent donc deux chambres qu’ils préparèrent en cas de coup dur et repartirent en direction de la tour-hab 717 afin de trouver la sœur de Saul.

En chemin, ils passèrent par le marché où ils découvrirent le ramassis hétéroclites d’étals, de camelots, de restos à ciel ouvert et de bric à brac de ferrailleurs. Là, ils tombèrent sur une vieille femme en crise à la recherche de son mari disparu. Mais devant le peu d’intérêt que lui portait l’assistance, le regards vicieux de trois membres d’un gang local, et des flics tout aussi dangereux en patrouille, le groupe la prirent à part et l’emmena vers la tour-hab 717.

En chemin, ils passèrent devant l’Union des ouvriers, un bâtiment imposant servant de lieu de rendez-vous pour les ouvriers et qui fut créé par le consortium de Tantalus. C’est une pratique courante pour les consortiums car elle permet de vider les poches de ceux qui sont sous contrat servile du peu d’argent que leur maître leur ont donné. Aujourd’hui, il s’agit du seul bar local encore en place et malheureusement il est tombé aux mains des narcotruands.

A la tour-hab, ils firent signé un contrat de travail de l’Epreuve Coblast à la vielle femme en échange de leur aide pour retrouver son mari disparu et rencontrèrent la sœur de Saul Lili Arbest dans l’appartement de son frère où elle avait trouvé refuge. Leur sincérité leur permit d’apprendre tout ce que Lili pouvait connaître sur son frère et l’enquête qu’elle avait elle-même menée. Ainsi, ils apprirent que le quartier était en proie à des disparitions étranges qui ont toujours lieu la nuit. Ils apprirent aussi que Saul avait un ami du nom d’Evard Zed avec qui il partageait ses beuveries. Elle leur expliqua aussi sa rencontre avec le Gardien Locan, officier des forces de l’ordre, et son comportement étrange, notamment au sujet des forces de l’ordre local. En effet, avant qu’elle ne le quitte, il lui fit jurer sur l’Empereur-Dieu et Saint Drusus eux-mêmes de ne jamais parler de leur entretien et de son contenu à ses collègues.

Après avoir inviter Lili à quitter la division Coscarla comme elle l’envisageait depuis un moment, et après lui avoir fait signer un contrat de travail à l’Epreuve Coblast, ils se dirigèrent vers l’Union des ouvriers afin d’y glaner plus d’informations sur Saul, Evard et la situation sur le district. Malheureusement, ils n’obtinrent que l’adresse d’un ferrailleurs important du coin, un certain Sikes, un autre contrat de travail auprès d’un ouvrier du coin et quelques brides de rumeurs sur les enlèvements locaux.

En dehors de ça, un narcotruand un peu trop sûr de lui, tentant d’accoster un peu trop directement Miranda, ce qui lui valu un direct violent dans les dents. En réaction en chaine, les armes furent sorties et pointés sur les protagonistes. Seul le Techno adepte qui enquêtait à part du groupe depuis un moment ne fut pas inquiété. Celui-ci se garda bien d’ailleurs de faire le moindre mouvement louche.

La situation se débloqua un peu lorsqu’un des narcotruands décida que Miranda devait être corrigé par le petit Tommy lors d’un combat à mains nues. Si elle perdait, elle serait obligé de se mettre à poil. Dans le cas contraire, elle et son copain pourrait partir. Miranda accepta et se trouva face à un véritable colosse. Le combat fut difficile. Si l’agilité de Miranda lui permettant de mettre à défaut la force brute du petit Tommy, la faiblesse de ses coups face à l’imposante résistance du colosse, ne lui permettait pas de prendre le dessus. Si elle ne faisait rien, elle finirait tôt ou tard par recevoir un coup trop violent qui la coucherait définitivement. Elle décida alors d’attirer le colosse dehors dans l’espoir de mettre les voiles plus efficacement. Et finalement, ce fut l’intervention du techno adepte qui, en déclenchant une atroce saturation de son comvox, permit d’attirer l’attention du colosse la fraction de seconde nécessaire à Miranda pour lui coller une balle dans le crâne. La saturation sonore assomma aussi les narcotruands qui s’était amasser devant l’entrée du bar, ce qui permit à Magdela et Eremias de s’échapper vers le marché.

Le plan marcha à la perfection. Malgré la course poursuite dans le marché, les deux acolytes réussirent sans mal à échapper à leur poursuivant. Ils se dirigèrent alors vers l’hospice Tantalus pour y retrouver plus tard leur collègue. Ce dernier, profita de la confusion pour rencontrer “Accord” Luntz, le chef du gang. Celui-ci finit par comprendre que l’Heretek en face de lui connaissait bien les deux fauteurs de troubles. Mais Luntz sembla trouver son compte dans son échange avec lui. En effet, Isaïa lui proposa de monter une affaire avec l’Epreuve Coblast et cela sembla intéresser Luntz.

En partant du bar, la promesse d’un réflexion sur un accord commercial possible avec Luntz en poche, Isaïa se retrouva dehors… en pleine nuit noire. En effet, entre son départ du salon du chef de gang et le moment où il prit la sortie, la phase nocturne du district se déclencha, plongeant dans les ténèbres toute la zone.

Seul, sans repères directs, l’esprit chargé des dernières informations acquises sur toute l’horreur que ces ténèbres nocturnes suscitent, le jeune acolyte s’engagea dans la rue en direction de l’hospice…

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Première nuit dans les ténèbres

Lorsque le cycle nocturne pointe, tout le district prend un aspect cauchemardesque alors que le réseau d’éclairage public faiblit. La lumière baisse brusquement et les habitants se hâtent de s’abriter derrière leurs portes verrouillées à double tour. Alors que les ténèbres deviennent presque totales, les tours-hab se dressent telles des pierres tombales cyclopéennes dans un immense cimetière. Les rares sources de lumière proviennent de mousses luminescentes poussant dans les fissures des immeubles en lithobéton et irradiant une étrange et faible lueur. Les rares autres sources de lumière, mais plus importantes, proviennent de bâtiments comme celui de l’Union des ouvriers et du terminus du transpole, véritables îlots de clarté dans une mer abyssale.

Leur première nuit, les acolytes en ont fait les frais. A peine Magdela et Eremias sont-ils arrivés devant l’hospice que celui-ci bouclait ses portes et fenêtres pour se préparer à la nuit. La plupart des gens fuirent également la zone, marchant à pas rapide, voir tout simplement en courant, afin de rejoindre au plus vite leur frêle foyer. En quelques minutes, tout devient sinistrement noir, le monde plongé dans les ténèbres. A peine éclairé par quelques lampadaires, bâtiment important ou mousses fluorescentes. Orpheus, quant à lui, s’enfonça dans les ténèbres, un globe lumineux en main en direction de ses collègues, le rire des narcotruands raisonnant encore derrière lui.

Le retour fut pénible. Certes, Eremias et Orpheus portent sur eux un équipement de vision nocturne mais n’étant pas le cas pour Magdela, ils durent traverser tout le district à l’aide du globe lumineux.

Après un cours passage devant le Temple, fermé à double tour, les acolytes décidèrent de rentrer à l’hôtel et finirent rapidement par se rendre compte que de nombreuses formes les avaient pris en chasse.

L’attaque fut soudaine. Sans s’y attendre Eremias entendit un cri rauque depuis la tour hab incendiée derrière lui et sentit un coup violent le frapper dans le dos. Un coup suffisamment fort pour le projeter au sol suivi d’une créature abhumaine au dessus de lui, prête à abattre son arme sur sa tête de toutes ses forces.

En deux trois mouvements, les acolytes furent entourés d’une douzaine d’abhumains chargés à la dope et prêt à tout pour piquer tout ce qu’ils peuvent avec toute la violence nécessaire. Quand on a rien à perdre, on peut aller très loin même si on est malade, en crise de manque ou en pleine extase.

Le combat n’était guère en faveur des acolytes. Malgré la faiblesse des attaquants, leur nombre pouvait largement les mettre définitivement au sol. Magdela, déjà blessé par son dernier combat à l’Union des travailleurs, pris de nouveaux coups qui la blessèrent gravement. Mais Eremias parvint à s’extraire d’un combat rapproché d’avec deux rebus et à lancer une grenade parfaitement placée pour mettre au sol 6 rebus. Un septième fut perdit la vie, l’artère fémorale tranchée net par un tir de laser bien placé.

Devant cette violence, les rebus survivants fuirent à toutes jambes. Et les acolytes rentrèrent rapidement à l’hôtel avec un des rares rebus ayant survécu à la grenade. L’interrogatoire qui suivit leur permirent de comprendre que ces abhumains n’étaient pas la cause des enlèvements. Des créatures aux yeux rouge vif et d’une taille avoisinant les 2m50 parcourent le district à la recherche de gens à capturer. Aucun rebus n’est visé, au lieu important comme l’Union des travailleurs, le Temple, le poste de garde et l’hospice ne sont visés. Seuls les tours-hab et les environs sont fouillés pour enlever ceux qui ont le malheur de n’avoir pas été assez bien caché. Les rebus semblent les appelés les voleurs de corps. Pour eux, ce sont des démons.

Le lendemain, les trois acolytes profitèrent d"une repas potable à l’hôtel, découvrant alors la femme de l’hôtelier Maxus Drayelok, une abhumaine cadavérique au bras droit déformé au regard et au comportement triste. Par la suite, il se rendirent au Temple où il rencontrèrent Evard Zed et le prêcheur Fayban. Le premier leur apprirent que lui et Saul buvaient des coups à l’Union des travailleurs avant qu’une racaille vienne lui chercher des noises et le blessa au couteau. En quittant les lieux, Saul voulut s’attarder à l’hospice pour faire soigner rapidement ses plaies. Et Evard décida de rentrer chez lui car “cet endroit me file la trouille”. Ce fut la dernière fois qu’il le vit. Et Saul fut apparemment le premier à disparaître. Evard leur confirma aussi que les gens étaient apeurés par ces disparitions, plus encore que par les truands et rebus qui traînent dans le district. Mais que personne n’en parlez vraiment sans une bonne raison. Le prêcheur, quant à lui, ne leur apprit rien de plus hormis qu’il est térrifié et qu’il ne quitte que très rarement son temple. Il semble s’accrocher à l’Empereur-Dieu sans réel conviction, scandant son nom comme pour ce convaincre encore qu’il est un mombre à part entière du Ministorum. Pour lui, tout ici est tombé dans l’abandon, hormis le Temple qui le protège. Ils apprirent cependant que l’hospice donnait des soins et un repas par jour aux gens avec un cognaugure. Ceux qui n’ont pas de pièce d’identité doivent payer un demi-trône. Au nombre de trois, un médecin et deux aides soignants, ils semblent être les derniers représentants du consortium Tantalus en service dans le coin.

Fort de ces informations, les acolytes se dirigèrent vers l’hospice. En chemin, ils croisèrent la boutique du récupérateur Sikes. Là, ils purent se fournir en armes et munitions. Un pistolet mitrailleur, certes usé mais avec une nouvelle crosse et deux chargeurs, plus quelques balles de pistolet et un stimm sont toujours le bienvenue compte tenu du lieu où ils évoluent.

A l’hospice, il rencontrèrent un des aide-soignants qui offrit des soins à Magdela. Là, ils apprirent que les trois hommes qui tienne le lieu sont les derniers représentant du consortium Tantalus, laissés là pour subvenir aux anciens ouvriers du consortium. Ainsi, une fois par semaine, ils sont livrés par camion et récupèrent ainsi des bandages, pains, et divers rations. Pour le reste, ils semblent éloignés des problèmes du district. Le lieu est dangereux et ils font partis de ces gens qui se barricade la nuit, mais n’ont pas de réel opinion sur les enlèvements. Pour eux, les gens quitte ce coin. Peut-être fuient-ils tous des truands ou des rebus surdosés. Eux, tout ce qu’ils se contentent de faire reste de nourrir 1 fois par jour à 13h les gens qui le souhaitent, et d’apporter quelques soins aux malades et blessés.

Pendant que Magdela prenait quelques soins et passer à l’interrogatoire l’aide-soignant, Orpheus et Eremias visitèrent un peu les lieux. Ils découvrirent que les cuisines étaient dans un état qui va à l’encontre de toutes règles sanitaires. Si le cabinet de soins n’est pas trop en mauvais état, ce n’est pas le cas de la cuisine. Outre deux servo-crâne antiques utilisés comme serviteur de chef cuisto, ils y trouvèrent aussi plusieurs portes dont une grande métallique et cage d’ascenseur fermée.

A l’étage, ils trouvèrent d’anciens bureaux, certains semble-t-il abandonnés à la va-vite par les anciens propriétaires du consortium, et d’autres transformés en chambre à coucher rudimentaire (deux exactement). Une porte ouvragée fut la seule qui fut fermée à clé. Celle-ci est la première porte qui fait face aux escaliers.

En repartant, Orpheus et Eremias retrouvèrent Magdela et l’aide-soignant en bas des escaliers, ce qui changea le comportement de l’aide-soignant, jusque là plutôt aimable. Ils commença à poser des questions sur le pourquoi de leur présence à fouiller l’endroit et leur rappela de ne plus refaire ce genre de chose. Ils n’ont à priori rien à cacher selon eux mais n’aiment pas que des gens traînent partout. Seul le cabinet et le réfectoire sont les lieux ouvert au public.

En quittant les lieux, Orpheus remarqua que la porte d’entrée pouvait être bien barricadée de l’intérieur et qu’un système d’ouverture par carte d’accès encore fonctionnel était caché à l’intérieur comme à l’extérieur de la porte.

Pour eux, ce lieu cache définitivement quelque chose. Et la générosité d’un consortium qui a quitté les lieux avec empressement ne fait qu’attiser leurs doutes. Ils décidèrent donc qu’Orpheus devait aller retrouvé “Accord” Luntz pendant que Magdela et Eremias allaient rendre visite au poste de police…

En espérant que tout aille bien…

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Révélations...

Tout était calme maintenant. Il était près de 4h du mat et il restait 3 heures avant le cycle diurne. De quoi largement reprendre des forces. Leur nouvelle planque allait leur permettre de rester tranquille jusqu’à ce qu’ils puissent rencontrer “Accord” Luntz, le chef des narcotruands.

Il est vrai qu’ils avaient besoin de repos. Les deux dernières heures avaient été plus que mouvementées. En fait, ce sont carrément les dernières 36 heures qui avaient été mouvementées. Magdela sourit légèrement en se les remémorant.

Eremias bougeait légèrement dans un coin de l’appartement délabré qui leur servait de refuge. Son sommeil était troublé. Sur le mur d’en face, Orpeus venait de terminer l’inspection des armes du groupe et profiter maintenant d’un repos bien mérité. Ou alors était-il juste en transe? Magdela avait toujours du mal à comprendre le fonctionnement du techno adepte. Mais ce n’est qu’une question de temps. L’essentiel était que cet acolyte remplisse sa tâche à la perfection. Comme l’autre d’ailleurs.

Une bourrasque d’air frais pénétra dans la pièce, soulevant brusquement ses cheveux. Ce simple air frais la mis immédiatement en alerte. Elle soupira. Finalement, rien à Corscala ne pouvait apaiser l’esprit de ceux qui avait le malheur d’y passer ou d’y vivre.

Magdela étira ses jambes. Une douleur aiguë aux côtes lui rappela soudainement à quel point cet endroit était dangereusement mortel. Il y a à peine 2 heures, le petit groupe s’était préparé à recevoir la visite de “ceux” qu’ils recherchent. Enfin, c’est le message qu’avait fait passer les narcotruands à Orpheus lors de son passage à l’Union des travailleurs une douzaine d’heure auparavant. Chose étrange, ces brutes n’avaient pas pris la peine de lui parler. Ils lui avaient juste fait passer un message avec un sus, un rendez-vous pour le lendemain. Pourquoi cette attente? Pourquoi prévenir le groupe du danger qu’ils courent pour en plus leur dire de passer les voir le lendemain de l’attaque. Etait-ce un test?

Ceci dit, toutes ces questions ne mènent à rien pour le moment. Ils n’avait que 3 heures à attendre avant d’avoir enfin la réponse à toutes leurs questions.

Quoi qu’il en soit, grâce à ce message, ils avaient pu préparer le terrain. Mais manque de chance pour eux, cet idiot de Maxus, le tenancier de l’hôtel de Corscala, avait tout fait foiré. Ce drogué libidineux s’était mis en tête de les détrousser pendant leur sommeil. Les détrousser eux, des acolytes de l’Inquisition; Magdela se retint de rire. Elle se rappela le visage déconfit du gras double lorsqu’elle était venu le chercher pour l’interroger. Et sa tête quand il imagina deux secondes qu’il lui était possible d’avoir une seconde chance; lui qui maltraitait une pauvre ab-humaine depuis plusieurs années et qui avait sûrement commandité plusieurs meurtres pour assouvir son addiction à l’obscura. Sa mort avait au moins permis à la jeune de changer de vie et, à de futurs clients, de vivre encore.

Ceci dit, les rebus engagés par l’escroc, avaient tous été éclatés en deux trois mouvements. Leur plan fut d’une efficacité terrifiante. Et l’idée d’Orpheus d’utiliser un sommier comme piège avait été très rigolo à mettre en œuvre. C’est d’ailleurs, la première fois que Magdela crut entendre Orpheus rire en voyant le sommier en métal s’éclater sur la tête du premier rebus suffisamment fou pour ouvrir la marche à ses compagnons.

Mais là où tout parti en vrille fut lorsque le vrai groupe d’assaut ennemi était entré en scène. Ils s’étaient malheureusement fait surprendre alors qu’ils cherchaient le tenancier au rez-de-chaussée. Et honnêtement, il est clair, et inconcevable de ne pas en être sûr et certains, que l’Empereur-Dieu lui-même était avec eux lors de ce combat.

En effet, ils virent enfin à quoi ressemblaient ces fameux démons aux yeux rouges, les voleurs de corps comme certains les appellent: de gigantesques corps rapiécés et trafiqués, pourvu d’une force démente et insensible à toute douleur.

Si le premier fut mis à terre suffisamment rapidement grâce au nouveau jouet de Magdela, les deux autres voleurs de corps furent plus de dégâts et faillirent avoir raison du groupe. Heureusement pour eux que ces brutes étaient aussi lentes que puissantes. Et encore, le plus pénible fut le sniper placé en soutien. Celui-ci, bien camouflé dans les ténèbres de la tour hab d’en face, fut particulièrement difficile à déloger. Et ce professionnel faillit permettre aux voleurs de corps de s’échapper.

Ceci dit, c’était sans compter sur le “calme” et la “compétence” d’Eremias qui finit par lui coller le pruneau qu’il fallait. Même si le sniper ne fut pas tué, sa blessure permit tout de même au groupe de souffler un peu et de résoudre un autre mystère concernant les forces de l’ordre local.

Car si depuis le départ, le groupe avait un sérieux doute quant à l’implication des forces de l’ordre dans ce qui se trame à Corscala, ils en ont désormais la certitude puisque Erémias finit par remonter la piste du sniper jusqu’au poste des forces de l’ordre.

Il leur reste cependant encore quelques questions à élucider. Qui sont ces Logomanciens et ce Moran dont a parlé le gardien Locan, le soit-disant chef des forces de l’ordre de Corscala? Et quel rôle joue réellement les narcotruands?

Bientôt, ils le seront. Le dénouement est proche. Plus que jamais en fait. Il ne leur reste plus qu’à rester en vie suffisamment longtemps pour régler ce problème.

Magdela trouva enfin une position confortable. Elle prit alors une petit caillou et le jeta sur Eremias. Il était temps qu’il prenne la relève. Elle commençait à sentir le sommeil la gagner.

Il était 5 heures. 2 heures de sommeil, c’était plus que suffisant…

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L'Antre du Monstre

“Ça avait pourtant commencé comme une bonne journée…”

C’est ce que pensait Orpheus, alors qu’il courait en direction de l’ascenseur, maintenu ouvert par le taciturne Eremias…

Mu par des années de service dans les offices du matin chargées d’apposer les marques numérologiques aux pièces mécano-arcaniques produites dans la forge ou il fît ses débuts, il s’était éveillé tôt ce jour là, après quelques heures de repos bien méritées. Puis il récita la litanie de dévotion à l’Opus ex Machinum"

“Bilan de la nuit : agitée, riche en enseignements.
L’ennemi, de dangereux Héréteks, a lancé sur notre équipe quelques une de ses terribles “Yeux rouges”, d’abominables soldats genetek cybernétiques quasiment impossibles à stopper.
Seule notre formation d’acolytes et la grâce de l’Omnimessie, nous permit de nous en sortir vivants.
Objectifs de la matinée : aller voir “Luntz”, obtenir de lui le fin mot de cette histoire. Le convaincre de nous aider à démanteler l’organisation connue sous le pseudonyme de “Logomancien”.
Bilan Terminé.

La Chair est Faible."

L’heure du rendez vous avec Luntz approchait. Orpheus se décida pour de délicieuses brochettes de rats achetées sur le marché, sacrifiant ainsi aux exigences de sa propre chair défaillante et dépendante. Il les grignotait encore lorsqu’il arriva devant le bouge qui servait de locaux à la soit disant “Union des Travailleurs”.

Pour eux aussi la soirée avait été dure. Ils avaient visiblement du défendre chèrement leurs vies contre une invasion de bouteilles de tords boyaux assoiffés d’ulcères et de coma éthyliques, ironisa intérieurement Orpheus. Le spectacle de tant de débauche confortèrent l’opinion d’Orpheus sur la valeur du citoyen impérial moyen, bien que les rebuts de cette sous ruche ne l’intéressaient pas. Il se moquait des engrenages sociaux du gang, il était venu pour Luntz, son cogitateur central.

Celui-ci le reçut dans son bureau, décoré avec un soin qui, encore une fois, est la marque d’une intelligence supérieure à la pitoyable moyenne humaine. Après les rites ancestraux d’activation des échanges sociaux, d’usage en de telles circonstances, Luntz révéla son implication dans la sordide tragédie qui se déroulait à Corscala.

Cela faisait deux mois que ceux qui se faisaient appeler “Les Logomanciens” avaient jeté leur dévolu sur la sous ruche. A peine installés dans l’ancien Hospice de Corscala, ils se livrèrent à une prise de contrôle systématique de la zone. Ils achetèrent notamment les bonnes grâces de Luntz, le chef du gang de narcotrafiquant qui contrôlait alors le quartier. Ils lui fournissaient quantité de drogues, comme l’Obscura ou ses variantes plus rares comme la Spirale Noir,e en échange de personnes que Luntz et sa bande devaient se charger de faire disparaitre de la circulation.

C’est à peu près à ce moment là que Luntz perdit le contrôle de la situation. Si les Logomaciens continuaient de fournir de la drogue au gang de Narco-truands, ils cessèrent rapidement d’avoir recours au services de Luntz pour les enlèvements. Il devint dès lors extrêmement périlleux de circuler de nuit dans Corscala. Les derniers représentants des forces de l’ordre disparurent à leur tour et furent remplacés par un certain Moran et une vingtaine de ses hommes, des individus un peu trop bien entrainés et équipés pour être de simples représentants de forces de l’ordre. Ils ne conservèrent que le commissaire, devenu une épave alcoolique et droguée, afin de s’assurer une légitimité administrative. Les Logomaciens prirent rapidement l’ascendant sur le quartier et firent petit à petit disparaitre tout ceux qui se plaignaient. Luntz se vit obligé de coopérer, mais avait bien conscience qu’il se trouvait embarqué dans une histoire très sale, qui risquait d’attirer l’attention des autorités impériales. Et c’est là que les acolytes arrivèrent.

Luntz avoua les avoir vendu à Moran. Ce dernier semblait les avoir repérés, et avait ordonné à Luntz de lui indiquer l’endroit ou on créchait. Tenant l’aubergiste par la drogue, il n’a eu aucun mal à refourguer l’information à Moran et ainsi à endormir les soupçons. Il prit tout de même la peine de nous prévenir avant, voulant s’assurer que nous étions aussi compétents que nous en avions l’air. Bref, il a manipulé et utilisé la petite équipe inquisitoriale, sans savoir à qui il avait affaire. C’était de bonne guerre, après tout, les trois acolytes faisaient de même de leur côté.

Impressionné que l’équipe ait survécu à l’offensive des Logomanciens, Luntz désirait maintenant engager Isaiah, Marcus et Miranda, 500 trônes chacun, s’ils acceptaient de mener seuls l’assaut contre l’Hospice. Une manne fort bienvenue, couplée au droit âprement négocié de réquisition sur tout matériel se trouvant à l’intérieur de l’hospice, qui allait permettre à nos acolytes d’arrondir les fin de mois tout en accomplissant leur devoir sacré.

Il prévint aussi Orpheus de l’imminence d’une attaque sur leur nouvelle planque, une offensive générale comprenant les horreurs tapies dans l’Hospice et l’intégralité des forces de l’Ordre. Du mauvais pour nos acolytes. Heureusement Luntz avait un plan qui semblait originellement logique et aurait du permettre de maximiser les chances de réussite de l’équipe. Le plan était simple et élégant.

1) Nos trois acolytes devraient aller seuls se faire massacrer à l’intérieur de l’Hospice.
2) Pendant ce temps, Luntz et ses hommes allaient se répartir un peu partout en embuscade dans le quartier, afin de se faire massacrer par les hommes de Moran en tentant de les intercepter.

Un plan suicidaire, manquant de préparation, à mener contre un adversaire supérieurement armé et équipé en ne bénéficiant que d’une moitié d’effet de surprise? Oui, mais il n’avait pas mieux à proposer. Et au moins, ce plan, aussi désespéré soit il, avait une petite chance de réussir.

*"Bilan de l’entrevue avec Luntz : Positif au delà des prévisions. Bonification de 1500 trones sur les frais de mission.

Objectifs : Mener l’offensive sur l’Hospice, après s’être convenablement équipé.

Nota annexes. Il faudra se montrer plus discret dans nos investigations futures.

Bilan Terminé.—

La Chair est Faible."*

Il négocia un laisser passer pour ses compagnons et tous se retrouvèrent à l’Union des Travailleurs, se préparant à l’assaut. Quelques heures plus tard, nos acolytes pénétraient par la cuisine de l’Hospice.

Une rapide visite des cuisines et des réserves permit aux acolytes de découvrir ce qu’il était advenu des disparus : un bouillie d’organe anonymes, dont une partie au moins avait été cuisinés pour nourrir les horreurs que le monstre qui résidait ici avait créé. Bien heureusement, l’Heretek appose sa marque nauséabonde sur tout ce qu’elle touche, sinon il serait bien difficile de la déceler.

Orpheus prit le temps de mettre à l’abri les pauvres mono-crânes maltraités et traumatisés, avant de reprendre leur exploration. Il se promit de les emmener loin de cet enfer oublié du Dieu Machine et de les remettre en état afin que leur sagesse puisse à nouveau servir les intérêts de l’Impérium.

L’état de vétusté avancé de l’ensemble du bâtiment explique en partie le manque de discrétion dont firent par la suite montre les acolytes. Ils durent s’organiser rapidement pour éliminer un premier “yeux rouges”, venu les intercepter. Une machinerie opérationnelle de mieux en mieux huilée, à laquelle Orpheus commençait à être fier d’appartenir. Au cours d’une fouille de plus en plus malsaine, ils eurent maille à partir avec deux hommes de main de Luntz, qui blessèrent grièvement Orpheus. Une fouille rapide des corps et des lieux leur permirent de compenser matériellement le montant des dommages subits.

Ils n’étaient cependant pas encore au bout de leurs peine. Un peu plus tard, en découvrant le laboratoire de Chimie, où était créée la drogue, ils furent attaqués par une abomination hérétek qui faillit bien ôter la vie à Eremias. Elle portait sur elle une carte magnétique libérant l’accès à l’antre de la Bête. Celle-ci avait un nom, Luntz le leur avait révélé : Le Chirurgien. Les crimes commis envers la machine et l’homme par cet être sans scrupules dépassaient l’imagination. Il était temps de provoquer sur son cortex central un dysfonctionnement majeur.

Son antre, sinistre caricature d’une salle des urgences, était encore souillé de l’odeur et des restes des infâmes rites héréteks auquel se vouait l’ignoble Chirurgien. Lorsqu’ils la trouvèrent, celle ci se livrait à un ignoble rite de Medicae corrompue sur un sujet d’étude humain encore vivant et non volontaire.

Nos acolytes eurent beau faire feu sur cette chose, ils échouèrent dans leur tentative de mettre un terme définitif à ses agissements. Retardés par un ultime “Yeux Rouge”, une abomination mécanique sanguinolente bardée de scalpels et une sorte d’amalgame organique non identifié, ils ne purent empêcher l’Hérétek de saboter sa clinique des horreurs et de s’enfuir. Ils purent cependant extraire une grande quantité de donnée du cogitateur central du Laboratoire du Chirurgien, et collecter des échantillons organique de l’horreur blanchâtre que contenait la cuve que Magdela avait détruite (horreur semblant identique à la version plus réduite extraite par le maître-interrogateur Sand sur le corps de Saul Arbest).

L’explosion de l’ensemble du dispositif était imminente. Au cours de la fuite désordonnée qui s’en suivit, le pix-enregistreur tomba dans les fluides qui maculaient le sol. Espérons que l’Esprit de la machine ne s’en sera pas trop senti offensé. Orpheus veillerait à apaiser celui-ci autant que faire se peut.

“Ça avait pourtant commencé comme une bonne journée…”

C’est effectivement ce que pensait Orpheus, tandis qu’il courait en direction de l’ascenseur, maintenu ouvert par le taciturne Eremias. C’est alors que lui parvint le bruit de la détonation, juste avant qu’il ne se sente soulevé du sol et projeté violemment vers l’avant. Il perdit connaissance avant même de toucher le sol…

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Dénouement

Ce qu’on avait trouvé dans cet hôpital dépassait tout ce qu’on pouvait imaginer. Enfin tout ce que moi j’avais pu imaginer. Pourtant, j’en avais vu des horreurs durant ma carrière. La voie que j’avais suivi m’avait amené à éliminer aussi bien des hommes, bien sous tout rapport d’ailleurs, que des mutants dégénérés et cannibales. Sans parler du Warp…

Eremias frissonna…

Une explosion au loin le sortit de ses pensées: Orpheus était allongé mais revenait déjà à lui. Magdela était à ses côtés et ses premiers soins semblait avoir été efficaces.

A l’extérieur, il faisait nuit. Mais l’hospice en flamme éclairait désormais la place et les immeubles proches. Hormis ce grand feu de camp, rien ne bougeait à l’extérieur.

“Bordel de merde on a bien failli y passer cette fois !!!” lança-t-il à ses compagnons sans attendre particulièrement de réponses de leur part.

“Orpheus est de nouveau avec nous” lui répondit Magdela. “Ça va Orphé? Tu te sens capable de repartir?”

“Oui ne t’inquiètes pas Magdela. La chair est faible mais pas à ce point” lui rétorqua-t-il tout en se relevant. “Il faut rejoindre notre contact. Où on est là?”.

“Dans l’immeuble où notre contact nous attends. Enfin, lui est au 4ème” lui répondit Eremias.

“Alors, allons-y” répondit Orpheus. “Je passe devant” lança Magdela tout en empruntant le couloir en direction de l’escalier, arme au point.

Le contact était bien là. Une jeune gangers de moins de 20 ans était en train de faire son rapport à Orpheus. Mais cette petite racaille avait toute la peine du monde à contenir sa peur de Magdela et mettait trois plombs à s’expliquer.

“Oui je vous… vous dit. Je l’ai vu comme… comme je vous… v…Vois. Un truc rouge… ressemblant à une grosse araignée volante. C’est sorti de l’hos…hospice avant qu’il n’explose.”

“Et elle est partie OU ton araignée rouge???” s’énerva Magdela.

“Elle… elle a pris la direction de la g…gare” bredouilla la jeune racaille.

On l’avait raté. Cette horreur avait réussi à suffisamment nous ralentir pour activer la destruction de son labo avant de se barrer illico. Maintenant, il avait dû rejoindre le poste de police et Moran le chef des Logomanciens. Ces salopards avait bien préparé leur coup. Le petit groupe d’acolyte avait vraiment à faire à des pros. Des gars avec un plan A et le plan B qui va avec en cas de coup dur.

“Bon et Luntz?” continua Orpheus.

“Et explique toi plus rapidement sinon je te bute” rajouta Magdela.

La petite racaille se reprit et continua son récit: "On a plus de nouvelles. L’embuscade marcha au poil mais tandis que les combats continuaient, deux voleurs de corps sortirent du bâtiment et se dirigèrent vers le poste de police. En même temps, un groupe d’hommes en sortit et se dirigèrent vers le lieu de l’embuscade. Là les combats reprirent de plus belle et… on en sait pas plus. Les autres observateurs ont aussi vu deux flic partir en direction du tunnel.

Ca s’annonçait plutôt mal. Luntz allait se faire zigouiller, le chirurgien était encore en vie et deux voleurs de corps se baladaient dans la nature.

“Eremias, qu’en penses-tu? On part sauver Luntz ou on va direct au poste de police?” lui demandèrent Orpheus et Magdela.

“Moi j’préfère le poste de police. Il doit y avoir du bon matos là-bas. Mais on peut peut-être passer par le marché. Ça a l’avantage d’être pile poil entre le poste de police et la zone de combat. Et l’avantage est que Luntz y a aussi placé quelques gars à lui. On sera moins seuls comme ça.”

“Il a raison.” répondit Orphéus. “Ouais c’est plus judicieux. Bon toi le gamin, passe devant et même nous au marché” ordonna Magdela

Les balles fusaient de partout. la pierre éclataient tout autour de lui. Il était mal, TRES mal. Et tout ça parce que ces idiots s’étaient pris pour des inquisiteurs confirmés ou des spaces marines vétérans. Bordel de merde, sa blessure lui faisait un mal de chien et il n’y voyait plus rien. Il était cloué au sol comme un vulgaire troufion de la garde impériale sous le déluge d’un nid de bolters lourds.

Un autre impact le fit s’enterrer un peu plus derrière un morceau du bras gauche de la monumentale statue qui trône au centre de la place Sud de la Division Corscala.

Mais quelle idée il avait eu. Les gars d’en face étaient loin d’être des bleusailles. Certes, il avait éliminé le gars sur le toit d’un beau tir bien placé en pleine poire, mais les autres avaient fini par le cloué au sol avec un feu nourri d’autocarabine. Et c’est sans compter sur les deux voleurs de corps qui ramenaient lentement mais sûrement leur tronche vers eux.

Les tirs s’étaient calmés. Magdela comme Orpheus en profitèrent alors pour répliquer. Mais le problème était que certains logomanciens se débrouillaient pour les clouer au sol pendant que leurs petits camarades charger le camion blindé avec tout ce qu’il pouvait. Le chirurgien était avec eux mais malheureusement il était trop camouflé pour qu’un tir puisse l’atteindre. En fait, il était clair que leur plan B était une réussite. Ils allaient s’échapper et bien que dégoûté à cette idée, Erémias espérait que ça se fasse vite. Il tenait pas à mourir là. Et surtout pas comme ça.

Prenant son courage à deux mains, Eremias surgit de son trou et ajusta le voleur de corps. Dans son viseur, il vit clairement les tubes accrochés au torses de la créature, et, fit mouche. Mais rien. Pas d’explosion. Rien. Le monstre continuait sa marche vers eux. De son côté, Magdela finit par loger une pleine rafale sur l’autre voleur de corps qui s’effondra sur place. Orpheus, lui, reprit ses tirs sur le chauffeur du camion mais rien n’y fit. Celui-ci finit par démarrer puis par les dépasser sans qu’il soit possible de l’arrêter. Le groupe n’était pas équipé pour ce type de combat et le feu croisé dont il était la cible – entre le poste de police, la camion et les immeubles derrière eux – n’aidait pas.

Les hommes de Luntz firent alors leur apparition et attaquèrent le dernier voleur de corps. Ces lâches avaient attendus que les logomanciens se barrent pour entrer en action. Mais Eremias n’allait certainement pas se faire voler sa cible par une bleusaille de bas étage. Profitant du fait que les tirs venant de l’immeuble derrière eux avaient cessé, Eremias sortit de nouveau de son trou, ajusta la tête du monstre et… lui éclata le crâne.

C’était fini. Ils étaient en vie et le mal avait été nettoyé. Ils avaient eu chaud. Très chaud mais ils avaient réussit. L’Empereur était avec eux. C’est certains. D’abord les mines de Gorgonid. Maintenant la sous ruche de Corscala. Ils avaient sa grâce. Tout en prenant une des capsules encore indemne sur le corps de la créature artificielle qu’il avait éliminé, Eremias se dit en lui-même: “Pourvu que sa dure.”

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